
Tribunes libres – Avril 2025
Sommaire
Tribune de la majorité
L’opposition ? Toujours contre !
Qu’il est bon être dans l’opposition. Quoique la majorité fasse ou propose,
il suffit de critiquer et refuser. Nul besoin de construire, de proposer, de concilier?! Quelques exemples parmi d’autres en témoignent malheureusement.
Premier exemple : En mai 2017, la Ville de Sèvres se voit proposer 34 millions d’euros pour la cession de parts d’une société dont elle est actionnaire à un organisme HLM. Avantages pour la Ville : garantir de gros travaux en faveur des locataires ainsi qu’un apport conséquent d’argent. La majorité accepte. L’opposition, elle, ne vote pas pour cette recette de 34 millions !
Deuxième exemple : Fermée au public depuis 1993, l’ancienne gare du Pont de Sèvres surplombant la ligne de tramway T2, appartenait à la Ville. Plutôt que d’investir 3 millions d’euros dans la rénovation et la mise aux normes de ce bâtiment, la Ville a préféré garder votre argent pour des investissements dans nos écoles, nos crèches, nos stades, nos gymnases, nos équipements culturels et administratifs. Votre majorité a approuvé la vente de ce bien à un investisseur au prix de 600?000 euros. L’opposition vote contre cette vente.
Troisième exemple : En 2018, bunkérisés derrière leur mur séculaire, le domaine national de Saint-Cloud et la Manufacture de Sèvres acceptent, après des années de fastidieuses négociations, la mise à bas d’une partie de leur mur et la création d’un cheminement de 350 mètres protégé de la circulation automobile à l’intérieur de leur propriété, cheminement agrémenté de 28 arbres de haute tige supplémentaires et de 4 œuvres d’art. En juin 2020, dans un vœu adopté en conseil municipal, la majorité affirme son soutien au projet de « Promenade des Jardins » du Département des Hauts-de-Seine. L’opposition refuse de s’associer à ce vœu.
Quatrième exemple : Notre centre-ville a été construit au temps du tout-voiture et du tout-béton. Soucieuse de pouvoir se donner les moyens de le rénover entièrement, votre majorité a provisionné 20 millions d’euros pour mener à bien ce projet. L’opposition est contre, préférant sans doute se priver des moyens d’une véritable refonte du centre-ville. De plus, elle nous reproche la durée du lancement effectif du projet quand bien même elle sait pertinemment que c’est le temps qu’il a fallu à la Ville entre sa dénonciation du bail de la station-essence en 2018 et la libération effective de la parcelle en février 2025 après une décision de justice !
Cinquième exemple : Soucieuse de se donner les moyens de réaliser 40?% d’économies d’énergie dans les bâtiments publics municipaux à l’horizon 2030, votre majorité a décidé d’investissements à cette fin. Ils sont compris dans un agenda pluriannuel de dépenses d’investissement. Année après année, l’opposition ne vote pas en faveur du budget d’investissement de la ville.
Il y a ceux qui critiquent et il y a ceux qui font. La majorité a choisi son camp. Comme le disait Clemenceau « l’opposition est un métier facile, gouverner est un art difficile ».
L’équipe de la majorité (29 élus non-inscrits ou membres de LR, du MoDem, de RE et de l’UDI)
Tribunes des oppositions
Groupe Sèvres en transition
Square Carrier-Belleuse : réaménagement décevant et préfigurateur pour le centre-ville !
La rénovation du square Carrier-Belleuse, seul espace de respiration en centre-ville, entraîne la manifestation de mécontentements de la part de nombreux Sévriennes et Sévriens : réduction des espaces verts libres, jeux inadaptés aux plus petits et peu de place pour les ados. En comparant l’état des lieux initial avec le résultat, l’impression dominante est un gros raté. Les jeux pour enfants ne sont pas conçus pour une utilisation sans surveillance constante des parents : poutres enchevêtrées, rondins glissants, balançoires positionnées dangereusement. Pour les enfants qui ne marchent pas encore, la disparition du bac à sable ne leur laisse aucun espace d’activité un peu autonome. Côté ados, seul subsiste un terrain muni d’un arbre à paniers de basket (dont l’axe central n’est même pas muni de protection) et il est clair que le foot ou autre jeu de ballon ne sont pas les bienvenus.
Après le loupé des pavés impraticables de la promenade des jardins, c’est à nouveau un aménagement qui ne tient pas compte des usages. La raison en est simple : le projet n’a été discuté nulle part, pas plus en conseil municipal qu’avec les usagers. Cette façon de procéder n’est pas acceptable : la prise en compte de l’avis et des propositions des habitant.e.s devraient être incontournables lorsque des dépenses publiques sont engagées.
Une nouvelle pseudo concertation est lancée sur le projet de centre-ville, mais nous déplorons déjà que les remarques et demandes des Sévriennes et Sévriens dans les précédentes phases n’aient absolument pas été entendues. Nous saluons l’initiative de citoyen.ne.s de lancer une pétition pour demander que la passerelle du 8 mai 1945 (renommée
« autopont » dans la novlangue municipale) ne soit pas détruite. Il nous semble possible de la rénover, la végétaliser et de la transformer en axe de déplacement pour les transports en commun et les modes doux. Sa destruction n’est pas du tout liée à un quelconque souci d’apaisement de la circulation, mais est uniquement motivée par un objectif de promotion immobilière.
Aller sur Change.org et taper « Sèvres » ou « passerelle ».
Nous souhaitons une rénovation du centre-ville mais pas cantonnée au très étroit espace entre le centre administratif et l’ex-station BP. Plusieurs parties de la ville sont délaissées depuis des années et font douter les visiteurs d’un « bien vivre » à Sèvres. C’est un peu partout que Sèvres a besoin de rénovations, mais avec l’avis des expert-es que sont les habitant-es.
Catherine Candelier, Jean Duplex, Anne-Marie de Longevialle Moulaï, Luai Jaff, Frédéric Puzin
www.facebook.com/Sevresentransition/
Pour Sèvres
Après 12 ans de mandat, le maire sortant, se présentera en 2026, sans qu’aucun changement significatif de son projet phare de rénovation du centre-ville ne soit visible. Depuis peu, il multiplie la communication pour faire accepter un projet controversé exorbitant qui ne sera terminé au mieux qu’en 2032, et pour lequel il bloque 20 M € depuis
7 ans, privant dans le même temps Sèvres de travaux indispensables.
Depuis des mois, il nous refuse l’accès aux études préalables. C’est illégal. Est-ce pour dissimuler que des choix plus rapides et moins coûteux ?étaient possibles avec des résultats comparables ? Nos propositions sont sur poursevres.fr
Denis Moron